26 août 2015

Belgique, le 26 août 2015

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Bruxelles

26 août 1830

185 ans

La maison de M. LIBRI-BAGNANO dans la nuit du 25 au 26 août 1830. Suite à la présentation de la Muette de Portici au Théâtre de la Monnaie, une partie de l'auditoire sortit en poussant des cris de liberté, dit M. Hymans.
Quelques jeunes gens traverseraient le Fossé-aux-Loups. Là se trouvaient les bureaux du National, le journal du forçat libéré - Libri-Bagnano, l'âme damnée de Guillaume.
Des pavés sont arrachés et lancés contre les fênêtres, qui volent en éclats. Une voix s'élève : << Mes amis, il faut aller chez Libri lui-même>>
Au milieu de la rue de la Madeleine, Libri avait installé une élégante librairie.
En un clin-d'oeil, les portes de la maison son enfoncées, les chambres envahies.
Libri à disparu. Il était temps.
A une fenêtre du second étage, on avait attaché un manche à balai muni d'un noeud coulant.
Les assaillants brisent et déchirent tout ce qu'ils trouvent.

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Un détachement de grenadiers fut dirigé vers la rue de la Madeleine.
Une lutte s'engagea, 2 malheureux tombèrent morts. Pour la première fois, le sang belge rougit les pavés. 
A remarquer qu'aux manifestants - des bourgeois - se sont joints des éléments d'un ordre inférieur. Comme toujours, les êtres oisifs, fainéants, les gens sans aveu, qui pullulent dans toute grande ville, parviennent à se mettre au premier rang. On les voit, vider les caves de Libri. 
Avant l'attaque de Libri, le gros de la foule s'était rendu, par les rues de l'Empereur et de Ruysbroeck, vers l'hôtel du ministre Van Maanen, situé à l'angle de la rue des Petits-Carmes, en face de la Prison. Van Maanen passait pour le serviteur trop fidèle du Roi Guillaume.
La foule brise en chemin les vitres de l'ancien Palais de Justice, où siégait la Cour d'assises.
La maison du ministre, livrée au Flammes après avoir été dévastée de la manière la plus effroyable.Dès la soirée du 25 août 1830, commence le saccage des boutiques des armuriers.

Les insignes de la Maison d'Orange tombent partout, brisés sous les coups des crocs de fer dont le peuple s'est armé.
Fait à noter : Des individus de sac et de corde, qui se sont mêlés aux bourgeois, veulent satisfaire leurs bas instincts de vol et de déprédation.... Le peuple exerce lui-même la police et fait rendre gorge à ses malandrins.
L'autorité était impuissante.
La garde communale existante, n'étant point réquisitionnée, ne bougeait pas. D'ailleurs, cette garde - grâce à la loi d'alors, qui admettait le remplacement - ne se composait guère que de mercenaires et n'offrait aucune espèce de garantie.
La bourgeoisie comprit qu'il n'y avait pas de temps à perdre pour protéger les propriétés et rétablir l'ordre.
Une garde urbaine s'improvisa tout d'un coup, spontanément, et s'interposa entre l'armée et la populace.
On s'occupa immédiatement de donner à cette garde une organisation provisoire; on nomma des capitaines pour chacune des 8 sections, et les marques spéciales de chaque grade furent déterminées.
La garde bourgeoise n'avait pas d'uniforme ; elle était armée de fusils de chasse et de fusils de munition. 
Comme signe distinctif, elle portait sur le devant du chapeau le numéro de la section et à gauche la cocarde tricolore aux anciennes couleurs brabançonnes : rouge, jaune et noire. Dès le 26 août, la garde bourgeoise remplaçait la garnison pour l'occupation de tous les postes.

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Pour éviter de nouveaux conflits, l'armée se retira dans le haut de la ville.
L'un des deux drapeaux (confectionné) par Madame Abs à quelques pas de l'Hôtel de Ville de Bruxelles fut arboré à ce dernier.

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LE 26 AOUT 1830 Rue de la Colline au coin de la
Rue du Marché Aux Herbes Madame Abts confectionna ici les deux premiers drapeaux belges.

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D'après le livre 1830 Illustré, avant, pendant et après la Révolution. Léon VAN NECK - 1905.- Bruxelles - Oscar Lamberty, Editeur - Rue Veydt, 70 (Quartier Louise).

 

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