11 octobre 2015

Belgique, le 11 octobre 2015

 

Bravo les Diables

 

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15 ans après l’Euro 2000, les Diables rouges se sont assuré une nouvelle participation à un Euro ce samedi 10 octobre en s’imposant sur le terrain d’Andorre. L’occasion de faire la fête pour les supporters sur place et les joueurs. Découvrez les plus belles photos de cette magnifique soirée.

Journal "La Capitale" 

 

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Koekelberg

 

Blason de Koekelberg

 

Basilique du Sacré Coeur

 

Concert ce samedi 10 octobre 2015

 

Photo: Y. ROLAND - 10 octobre 2015

Photo: P.CH. Eid.  

 

Très beau concert de la " Voix d'Antan ' en la Basilique Nationale du Sacré-Coeur à Koekelberg. Soutien aux Chrétiens d'Orient.

Koekelberg est l'une des 19 communes de Bruxelles.

 

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Décès de Chantal Akerman

Cinéaste belge

Bruxelles, 6 juin 1950 - Paris, 5 octobre 2015

 

Journal " La Libre Belgique" du 7 octobre 2007

Dans le documentaire que venait de lui consacrer Marianne Lambert, "I Don’t Belong Anywhere", Chantal Akerman affirmait, touchante, ne pas être sûre de pouvoir continuer à faire du cinéma après la mort de sa mère. Lundi soir à Paris, la cinéaste belge de 65 ans a donné raison à sa triste prédiction. Si sa famille refuse d’évoquer les circonstances exactes de sa mort, "Le Monde" affirme qu’Akerman se serait donné la mort. Comme une façon macabre de boucler la boucle pour une cinéaste qui, dans son tout premier court métrage en 1968, "Saute ma ville", filmait son propre suicide…

Au nom de ma mère

La figure de sa mère, survivante des camps de la mort nazis, a hanté tout le cinéma d’Akerman. C’est sa correspondance avec cette mère possessive que mettait en scène "News From Home" en 1977, sur fond d’images tournées dans les rues ou le métro de New York. C’est cette mère toujours qui apparaît en creux dans le personnage de "Jeanne Dielman" en 1975, description quasi en temps réel du quotidien routinier et de l’enfermement d’une jeune veuve, qui se prostitue sur rendez-vous au 23 quai du Commerce 1080 Bruxelles.

Ce film fétiche, qu’elle considérait comme l’un de ses meilleurs, Akerman s’en voulait presque de l’avoir tourné, d’avoir été aussi violente avec la génération de femmes de sa mère. Dans "No Home Movie", son ultime film (toujours à l’affiche à Flagey, cf. ci-dessous), la cinéaste se montrait nettement plus tendre avec sa vieille maman, qu’elle filmait ici jusqu’aux derniers instants. Une mère adorée avec laquelle elle prépare à manger dans la cuisine bruxelloise - sans éplucher les pommes de terre cette fois, clin d’œil tendre à "Jeanne Dielman" - ou qu’elle appelle via Skype depuis Paris, Tel Aviv ou du fin fond d’un motel des Etats-Unis…

Pour la cinéaste du temps et de la mémoire que fut Akerman, cette figure maternelle représente évidemment la marque indélébile de la Shoah. Un thème tabou dans sa famille mais qui a hanté la cinéaste. "Chantal a souvent filmé sa mère, dans son cinéma et ses installations artistiques. Sa mère, rescapée des camps, est au centre de son œuvre. Chantal est porteuse de cette histoire des enfants de la deuxième génération après la Shoah, qui l’habite en permanence"nous expliquait il y a quelques jours Marianne Lambert, qui fut sa collaboratrice…

Une artiste déracinée

Née à Bruxelles le 6 juin 1950 dans une famille de juifs polonais ayant émigré en Belgique en 1938 pour échapper aux persécutions nazies, Chantal Akerman a toujours été une femme déracinée. Après trois mois à l’Insas, elle claque la porte pour tourner seule "Saute ma ville", un court métrage virulent post-Mai 68. Trois ans plus tard, elle débarque à New York avec quelques dollars en poche et des rêves de cinéma plein la tête. Car depuis qu’elle a vu "Pierrot le fou" de Godard à 15 ans, elle en est sûre : elle veut faire du cinéma ! Un cinéma libre de toutes contraintes.

Sa rencontre avec le milieu du cinéma expérimental new-yorkais (Jonas Mekas, Stan Brakhage, Michael Snow…) va constituer le déclic. A New York, elle réalise "La chambre" et "Hôtel Monterey", essais formalistes qui annoncent son "Jeanne Dielman" en 1975.

C’est évidemment ce film de 3h45 qui restera dans les mémoires. Peut-être au grand dam de son auteur."C’était un film tellement radical. Depuis, j’ai fait tellement de choses… Mais j’espère qu’on voit aussi mes autres films, qu’on ne s’arrête pas là", nous expliquait Akerman en septembre 2011 à la Mostra de Venise, où elle présentait sa dernière fiction, "La folie Almayer".

Souvent moqué pour sa lenteur, "Jeanne Dielman" a pourtant marqué un grand nombre de cinéastes, cité comme une influence majeure par Sofia Coppola, Todd Haynes ou Gus Van Sant par exemple. "Gus Van Sant a montré ‘Jeanne Dielman’ à toute son équipe avant de tourner ‘Last Days’. On se connaît, j’aime beaucoup ce qu’il fait. Ce qui est curieux, c’est que moi, je suis toujours un peu de côté et, eux, ils viennent à Cannes en compétition officielle et gagnent des prix. En fait, je leur ai donné quelque chose et c’est eux qui reçoivent tout après. Mais ça ne fait rien. C’est souvent comme ça les précurseurs", se désolait Akerman.

Nul n’est prophète en son pays

Célébrée par les plus grandes institutions culturelles du monde (du Moma au Lincoln Center de New York en passant par la Cinémathèque française), travaillant avec Le Fresnoy, le studio national des arts contemporains de Tourcoing (pour lequel elle réalisa le documentaire radical "Là-bas" en 2006), Chantal Akerman a sans doute souffert d’un manque de reconnaissance sur ses terres. Professeure à l’IAD, Marianne Lambert constate ainsi que ses étudiants ne connaissent pas vraiment son œuvre."J’ai souvent des jeunes qui n’ont jamais entendu parler d’elle. Cela me met en colère. On aime ou on n’aime pas son cinéma mais, quand on est dans une école de cinéma en Belgique, on connaît un tant soit peu. C’est un minimum !"

Si elle ne vivait plus en Belgique depuis des années, Akerman n’a jamais coupé le cordon avec Bruxelles, où elle venait régulièrement voir sa mère. "Quand je suis à Paris, je me sens belge, nous confiait-elle. Je ne me sens pas du tout parisienne. Je suis dans un quartier avec 89 nationalités, en haut de Ménilmontant. Je ne pourrais pas vivre à Saint-Germain-des-Prés. Mais, enfant, avant d’avoir vu ‘Pierrot le fou’, je voulais devenir écrivain. Et pour moi, les écrivains écrivaient à Paris dans des chambres de bonne. Donc, à 18 ans, j’ai décidé d’aller écrire à Paris dans une chambre de bonne. C’était une sorte de fantasme. J’ai ensuite vécu à New York des années puis je suis revenue à Bruxelles. J’ai passé trois mois à Jérusalem. J’ai été un peu partout. Ce qui importe, ce n’est pas où on vit mais comment et avec qui. Par exemple, je vais aller donner cours une demi-journée par semaine au Cuny City College de New York, où enseignait Hannah Arendt. Je me suis installée à Harlem, pas à Downtown. Parce que New York est tellement devenu une ville pour riches. Harlem aussi s’est gentrifié, c’est moins dangereux qu’avant, mais ça ressemble un peu au New York que j’ai connu…"

Partagée entre son image de cinéaste expérimentale intellectuelle et sa volonté de toucher un public plus large, Chantal Akerman a multiplié, à partir des années 90, les films plus accessibles, que ce soit dans le registre de l’adaptation littéraire ("La captive", d’après Proust en 2000), la comédie légère ("Demain on déménage" en 2004) ou encore la comédie romantique. En 1996, elle réunit ainsi Juliette Binoche et John Hurt dans "Un divan à New York". Mais rien n’y fait. Les échecs commerciaux se succèdent pour la réalisatrice, à la réputation difficile…

La perte de soi

Sa dernière tentative de fiction sera "La folie Almayer" en 2011. Adapté du premier roman de Joseph Conrad publié en 1895, ce film ambitieux raconte, au fin fond du Cambodge, la dérive vers la démence d’un père perdant sa fille. Ce rôle dur dans lequel elle se reconnaissait, Akerman le confia à Stanislas Merhar, qu’elle avait déjà fait tourner dans "La captive" dix ans plus tôt. "La folie, il connaît, commentait Akerman. C’est pour ça que je l’ai choisi. Je savais que tout ça, il pouvait le ressentir. Je ne vais pas raconter sa vie mais pour lui, ça allait de soi. Il bascule progressivement. Et, à la fin, on sent qu’il perd totalement pied."

Dans le dernier plan interminable de "La folie Almayer", on assiste en effet au basculement dans la folie d’un homme hagard. Une scène qui met mal à l’aise le spectateur et qui résonne dans la vie d’Akerman, qui souffrait de troubles maniaco-dépressifs. "C’est dur de voir un homme devenir fou. Moi, je sais ce qu’est la folie, donc ça ne me dérange pas. Mais c’est vrai que demander aux gens de venir voir ça, c’est difficile. Ils prennent peur parce que chacun de nous a une part de folie en soi. Chacun peut s’y retrouver à un degré plus ou moins grand. Là, chaque spectateur est face à lui-même, face à un homme qui perd pied", expliquait encore cette écorchée vive que fut la cinéaste.

La filmographie de Chantal Akerman se clôt définitivement sur une autre image forte : le dernier plan fixe de "No Home Movie". Pendant deux longues minutes, Akerman filmait une cheminée où trônent deux urnes funéraires (celle de sa mère et la sienne ?). La dernière vision prémonitoire bouleversante d’une cinéaste mal-aimée qui a pourtant marqué de son empreinte le cinéma contemporain…

 

 

Joëlle Milquet exprime sa tristesse

 

Joëlle Milquet a tenu à exprimer sa grande tristesse après l'annonce du décès de Chantal Akerman, indique mardi la ministre de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans un communiqué. "Avec plus de quarante films à son actif, Chantal Akerman était l'une des réalisatrices belges les plus reconnues à l'étranger", souligne la ministre qui ajoute que la cinéaste laisse derrière elle "une oeuvre foisonnante, tantôt documentaire tantôt fictionnelle, souvent expérimentale et sans concession, qui restera dans l'histoire du cinéma mondial."

 

La ministre de la Culture rappelle également que Chantal Akerman était une artiste plasticienne reconnue internationalement qui avait exposé encore récemment dans le cadre de la Biennale d'art contemporain de Venise.

Journal " La Libre Belgique" du 7 octobre 2007

 

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Visite d'Etat du Président Erdogan

 

Photo: Belga - Palais Royal de Bruxelles.

Visite du Présidtent Turc, pour l’ouverture de la 25e édition du festival Europalia, dédié cette année à la Turquie. Ce lundi, Recep Tayyip Erdogan a été reçu par les souverains Philippe et Mathilde, mais aussi par le Premier ministre Charles Michel et son ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, ainsi que par le président du Parlement européen Martin Schulz, le président du Conseil européen Donald Tusk, et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Sa visite est notamment controversée par des minorités qui vivent en Turquie.

 

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