06 novembre 2015

Belgique, le 6 novembre 2015

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Image d'automne

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Voici une très belle photo de la Chapelle Sainte-Thérèse sur les hauteurs de Namur.

Avec l'autorisation de l'auteur de la Photo.

 

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Mgr Jozef de De Kezel 

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Le mystère qui entourait ces derniers temps la nomination du successeur de Mgr André-Joseph Léonard est levé, avec l’annonce officielle du nom de son successeur. Le nouvel de sera Mgr Jozef De Kesel (photo), actuel évêque de Bruges. Membre de la Conférence des Evêques, il connaît la réalité bruxelloise pour y avoir exercé durant près d’une décennie.

Gantois d’origine, Mgr De Kesel n’est pas un nouveau venu dans le cénacle religieux du royaume. La voix douce, le verbe lent en français, le ton mesuré, Jozef De Kesel s’exprime avec simplicité lors des interviews.

Issu d’une famille de neuf enfants, à la croisée de celle-ci, puisqu’il en est le cinquième, Mgr Jozef De Kezel est âgé de 68 ans. Licencié et docteur en théologie, il a travaillé comme enseignant, responsable entre autres de la pastorale scolaire dans son ancien collège, puis dans une école sociale et au grand séminaire, avant d’être chargé de cours à la K.U.L.. Un parcours académique et professoral qui témoigne de son intérêt pour l’institution ecclésiale. Ordonné prêtre le 26 août 1972, c’est sous le diminutif de Jef De Kesel qu’il publie sa thèse de doctorat intitulée « Le refus décidé de l’objectivation. Une interprétation du refus du Jésus historique chez Rudolf Bultmann », aux éditions de la Cura Pontificiae Universitatis Gregorianae, en 1981.« La crise actuelle du christianisme est une crise d’identité », y écrit-il alors, estimant que « la question de Jésus » y est étroitement liée. Or, en dissociant le Jésus historique de l’interprétation chrétienne, le théologien allemand Rudolf Bultmann a défendu « une affirmation étrange », qui sous-tendait l’ensemble de sa démarche théologique.

Une carrière florissante

Devenu évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles en mars 2002 pour le vicariat de Bruxelles, celui qui était jusqu’alors prêtre du diocèse de Gand, reconnaît au micro de Philippe Mawet que sa nomination représente, même pour lui, une surprise. Polyglotte, Jozef De Kesel ne nie pas être un intellectuel, passionné notamment par la lecture. « Je ne suis pas Bruxellois, je vais le devenir. Ce n’est pas facile pour moi, je quitte beaucoup », affirme-t-il à l’annonce de sa désignation, largement soutenue par le cardinal Danneels. « Je suis profondément convaincu que l’Eglise traverse une grande crise en Occident, lourde de conséquences pour son avenir. Les cultures prémodernes sont religieuses. (…) La culture moderne est areligieuse. Ce n’est pas la religion qui est l’âme de la culture. » Il se défend toutefois d’être tenté par un esprit de reconquête. « Il ne faut pas retourner à la pré-modernité! L’Eglise doit accepter de tout cœur cette culture moderne pluraliste et y trouver sa place. (…) Ce qui a changé, c’est la position culturelle de la religion, et non pas sa présence. Dans une culture scientifique et technologique comme la nôtre, la religion est marginalisée et privatisée. » Comme devise, il choisit un extrait d’un sermon de saint Augustin, « vobiscum christianus », soulignant sa proximité avec le peuple des croyants. Interrogé sur sa nomination, Jozef De Kesel ne nie pas son inquiétude face à ses nouvelles responsabilités. La lucidité d’une certaine forme d’humilité, somme toute, pour celui qui affirme avec force: « Il ne faut pas être naïf ». L’ordination deviendra effective en juin 2002, lors d’une célébration en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, le jour de la sainte Trinité, sous la présidence de Mgr Danneels. Une célébration marquée par l’émotion, comme se plaît à le souligner le nouvel évêque, qui se réjouit de découvrir, chaque jour, « la richesse de l’Evangile et le bonheur d’une vie partagée avec le Seigneur ».

Un temps fort

« Une joie et une fierté retrouvée, sans arrogance », tel est le constat enthousiaste de l’évêque à l’issue du congrès de Bruxelles-Toussaint 2006. Mgr De Kesel voit dans cette semaine « le plus grand événement pour notre Eglise, ces dernières années ». L’autre fruit de ce rassemblement et de ce projet commun tient, selon lui, à « une plus grande communion entre les chrétiens », face au danger du repli et aux frilosités contemporaines, « où chacun est derrière son clocher, tient à son autonomie, dans son coin ». Analysant le succès de cet événement-phare, il estime qu’il ne se traduit pas seulement par le nombre impressionnant de participants, mais qu’il reflète « l’ambiance, un esprit de joie et de gratitude » qui ont habité et présidé ces journées.

Après avoir exercé durant huit ans la fonction d’évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles et évêque titulaire de Bulna, Jozeph De Kesel est nommé durant quelques semaines évêque auxiliaire pour le vicariat de Malines et du Brabant flamand, avant d’être choisi comme le 26e évêque de Bruges, le 25 juin 2010. Cette nomination intervient dans un contexte particulièrement problématique et tendu, puisque son prédécesseur n’est autre que Roger Vangheluwe, impliqué dans une affaire d’abus sexuel sur mineurs. En septembre de la même année, le nouvel évêque brugeois ne craint pas de revenir sur l’épineuse question du célibat des prêtres, allant jusqu’à soutenir la possibilité du mariage pour « les personnes pour lesquelles le célibat est humainement impossible à respecter ».

Homme de convictions, le futur archevêque de Malines-Bruxelles sera intronisé le 12 décembre prochain, dans son fief, en la cathédrale de Saint-Rombaut. Sa nomination met fin à des mois de suspens et de pronostics!

Angélique TASIAUX

CathoBel / 6 novembre 2015

 

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