20 novembre 2015

Belgique, le 20 novembre 2015

Province du Hainaut

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© EdA

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Le Roi et la Reine ont visité la Province du Hainaut. Le Roi et la Reine ont visité l'Institut Technique Libre d'Ath où ils ont participé à une réunion de travail sur la formation des professeurs. Ensuite le Roi et la Reine se sont rendus à Tournai et ont visité la Société Pollet qui fête ses 250 ans d'existence. Pour clôturer le Roi et la Reine étaient accueillis à l'hôtel de ville de Tournai.

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Info et texte : Royalementblog

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Bruxelles

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Palais de la Nation

Communication du gouvernement sur les attentats terroristes


Charles Michel à la Chambre. © Belga

Photo: Belga

Solennel, grave, et rassembleur. C’est le ton du Premier ministre Charles Michel, ce jeudi matin. Un discours sécuritaire puisqu’il renforce toute une série de dispositifs ou en crée d’autres pour contrer le terrorisme. Un discours fort, sur les valeurs : le Premier ministre les réaffirme, mais annonce aussi une (re)prise en main très ferme de leur application et de leur respect. Un discours qui évite l’emballement guerrier du président français Hollande. Le mot « guerre » n’est pas prononcé pour ce qui concerne notre territoire, c’est habile, c’est surtout prudent. Et c’est bien ainsi. Pourquoi nous lancer dans une guerre par discours interposé alors qu’on n’en connaît ni les contours, ni les objectifs, ni les alliés, ni la potentielle réalité.

Mais ce qui aurait dû être une prise de parole et d’actes pour rassurer, est devenu un discours de crise, qui s’adressait autant à l’externe qu’à l’interne. Le Premier ministre doit en effet urgemment éteindre un incendie, qui ne s’est pas (encore ?) déclenché en Belgique, mais qui est en train de tenter l’étranger, et pas seulement la France. L’idée d’une Belgique « nid à djihadistes », est en effet en train de virer chez certains inquisiteurs/observateurs étrangers à un procès en règle d’un pays en échec, dont Molenbeek ne serait que le révélateur, la plaie ouverte, le dessus de l’iceberg. La connexion des attentats parisiens à la Belgique, attisée par l’entreprise de communication des dirigeants français – suivis par leurs médias – pour faire porter le « chapeau » des morts français au panier percé de la sécurité et du renseignement belges, est en train de nous valoir un procès en dysfonctionnements. Le site américain d’information, Politico, installé à Bruxelles depuis quelques mois, fait même dans un long papier assassin pour l’Etat belge, le parallèle qui circule aussi « off the record » dans certains milieux européens et belges, avec « l’affaire Dutroux ».

Etat éclaté, compétences non reliées entre elles, des services de police/justice/renseignement et des entités politiques qui communiquent mal ou peu, ou plus entre elles : voilà en effet le discours qui sévissait à l’époque et qu’on agite à nouveau aujourd’hui. A la différence que ce que l’étranger considère comme « les échecs belges » fait payer le prix cette fois, non pas à la société belge, mais au reste de l’Europe, au regard des événements parisiens.

Si mercredi soir, aux « Journées de Bruxelles », Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, se montrait plus mesuré : « La Belgique n’est pas “le” mais “un” maillon faible » de l’Europe en matière de renseignement, Charles Michel, lui, a bien compris qu’il fallait d’urgence et absolument endiguer cette mauvaise réputation. Primo en dégageant la responsabilité belge qu’Hollande a tenté de plaquer sur ce cauchemar parisien. Et donc, retour à l’envoyeur, le Premier ministre à la Chambre a évoqué « des actes effectués en France, élaborés en Syrie et réalisés par des équipes franco-belges ». Secundo, en annonçant des mesures fortes, histoire de montrer que la situation est entre de bonnes mains et sous contrôle. Tertio, en montrant une unité nationale derrière le présent, mais aussi le passé. Ce qui, hier, était un triplé réussi.

La force de cette digue – l’union nationale –, est cependant aussi sa fragilité : va-t-elle résister à la tentation de la chasse aux sorcières, surtout si la pression venue de l’extérieur s’accroît ? Les questions posées par John Crombez (S-PA), la mise sur pied éventuelle d’une commission parlementaire, la tentation de la N-VA de ne pas s’enliser avec ceux qu’elle accusait, elle, autrefois de ces dysfonctionnements, les règlements de comptes entre services qui se rejetteraient les fautes, pourraient faire voler le consensus remarquable d’hier en éclat.

Il semble cependant difficile de laisser sans réponse la question de ce qui a « été mis en échec » dans la mise hors jeu de jeunes gens repérés mais pas stoppés, qu’on aille investiguer dans le passé éloigné (le radicalisme non traité, les mosquées non mises sous contrôle etc.) ou proche (les services de renseignement ont-ils fonctionné de façon optimale entre Charlie Hebdo et aujourd’hui ?).

Attention cependant !

L’erreur aujourd’hui de ceux qui pointent la Belgique est que ces questions-là ne sont pas que belges, mais valent pour d’autres pays européens. Les observateurs du « cas belge » feraient bien de s’en rappeler, et donc de réduire la charge ou de la nuancer. Trop facile sinon.

Article du journal "Le Soir" - 19 novembre 2015

L’édito de Béatrice Delvaux.

 

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Décès de Huguette de Broqueville

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Journal "Le Soir" - 12 novembre 2015

 

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